Il voulait le relever, ce défi : le tour du monde d'est en ouest, c'està-dire « à l'envers », contre les vents, les courants et les éléments déchaînés. En 1999, sa coque l'avait lâché ; en 2001, il avait dû renoncer à cause d'un problème de quille ; en 2003, il démâte ; le 11 mars 2004, il arrive, souriant, aux Sables-d'Olonne : il a gagné ! Il nous raconte ici ce périple extraordinaire : 122 jours seul à bord, des conditions de survie dantesques, face à des vagues qui déferlent sans fin. Il faut louvoyer, réparer, rester sur le qui-vive. L'homme peste, le bateau gémit.